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Elections anticipĂ©es Le compte Ă  rebours a commencĂ©  
actuel n° 106, vendredi 26 août 2011
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Ce sera finalement le 25 novembre que les marocains devront se prononcer sur les premières élections législatives de la nouvelle constitution. Les formations politiques acquiescent à demi-mot.


 ***

« Des candidats qualifiĂ©s et intègres et le citoyen-candidat sont appelĂ©s Ă  rompre dĂ©finitivement avec les pratiques Ă©lectoralistes scandaleuses qui ont portĂ© prĂ©judice Ă  la crĂ©dibilitĂ© des assemblĂ©es Ă©lues, et entachĂ© la noblesse de l’action politique Â», le roi n’a pas mâchĂ© ses mots pour fustiger la classe politique après avoir tracĂ© une vĂ©ritable feuille de route pour les lĂ©gislatives dans son discours du 20 aoĂ»t de l’annĂ©e en cours.

 

Quelques jours avant, Taieb Cherkaoui a mis fin à la polémique créée par des échéances ardemment voulues par les uns et fortement appréhendées par les autres en fixant la date du vendredi 25 novembre. Cette date définitive est le résultat d’un douloureux consensus entre une vingtaine de partis politiques (entre majorité et opposition) et le ministre.

 

Les petits partis contestent

Avant cette annonce officielle, la date des élections législatives avait suscité une vive polémique chez les partis politiques. Le 14 août, le ministère de l’Intérieur avait annoncé que l’option du 11 novembre avancée pour la tenue des prochaines élections ne revêt aucun caractère officiel, mais a été présentée aux partis politiques comme une simple proposition.

 

Commentant la décision de retenir la date du 25 novembre, le secrétaire général du PJD a affirmé que cette décision visait « notamment à éviter la proximité de la fête de l’Aïd al Adha, celle-ci devant être célébrée à la mi-novembre ». Effectivement, les fêtes de l’indépendance et de l’aïd qui coïncident avec les vendredis 11 et 18 novembre ont compliqué la donne.

 

Une chose est sûre, de nombreux partis ne cachent pas leur opposition à la tenue des élections dans un avenir proche. Le PJD (Parti de la Justice et du Développement) avait déclaré que le mois de mars prochain serait le plus approprié, alors que les petits partis, regroupés au sein d’une coalition, menaçaient même d’envoyer un mémorandum dans ce sens aux hautes autorités du pays.

 

Lors de son conseil national tenu à la mi-août, Saâd-Eddine Othmani avait critiqué l’attitude du ministère de l’Intérieur « qui fait tout pour se débarrasser des élections législatives le plus tôt possible».

 

Pour le président du conseil national du PJD : « il est pratiquement impossible de tenir les élections avant le mois de mars ou avril. Si le gouvernement se presse de présenter la loi électorale au Parlement on pourra tenir les élections au mois de mars ».

 

Un autre argument est avancé par les islamistes du PJD, l’assainissement du climat politique en passant des tractations en coulisses pour la mainmise hégémonique dans la formation des majorités, le nomadisme toujours vivace des députés, en plus de l’utilisation des fonds occultes et l’intervention de l’administration. De l’autre côté, les partis dits de l’administration, à savoir les quatre partis de la droite – le Rassemblement national des Indépendants (RNI), le Mouvement Populaire (MP), le Parti Authenticité et Modernité (PAM) et l’Union Constitutionnelle (UC) – ont appelé, le 12 août, à la tenue des prochaines échéances dans un délai ne dépassant pas fin octobre.

 

D’autre part le Parlement devra tenir une session extraordinaire pour examiner et voter les lois régissant les élections.

Pourquoi les partis ont-ils tellement peur des élections anticipées ? Il y a d’abord des raisons objectives, la plupart des leaders consultés arguent du fait que le choix des candidats et la mise en place des nouveaux textes ne leur facilitent pas la tâche. La colère de Salahedine Mezouar s’explique par le fait que le patron du RNI, qui aimerait se consacrer totalement à la préparation de la campagne, se serait bien passé du pénible examen de la loi de Finances qui devra certainement être discutée au cours du mois d’octobre si ce n’est avant.

 

Enfin pour de nombreux partis politiques qui  rĂ©clament davantage de temps pour se prĂ©parer, cette demande cache un vĂ©ritable malaise car l’accrĂ©ditation des tĂŞtes de listes est un vrai casse-tĂŞte pour les directions des partis.

 

Plus de rationalité politique

Mais ce que beaucoup d’entre eux n’osent pas avouer, c’est que la nouvelle Constitution a modifié les règles du jeu qui faisaient de l’opacité et des tractations informelles l’essentiel du quotidien des partis.

 

Le nouveau texte appelle à une nouvelle rationalité politique. Dans la foulée, la compétition pour les strapontins au Parlement devra désormais se faire sur la base de programmes crédibles, susceptibles de répondre aux attentes des citoyens, avec des équipes outillées de compétences reconnues.

 

Jusqu’à prĂ©sent, les partis en course se prĂ©sentaient avec des programmes inconsistants et privilĂ©giaient des Ă©lites partisanes cĂ©lèbres en raison de leur fortune ou de leur popularitĂ©. Or l’incompĂ©tence des Ă©lites politiques qui n’est plus un secret fait que la grande majoritĂ© des formations en compĂ©tition n’a pas de candidats capables de proposer et  de mettre en Ĺ“uvre une politique digne de ce nom.

 

Mohamed El Hamraoui

Discrimination positive

Une liste nationale pour  les « mĂ©mĂ©s »

A quelques semaines de l’adoption de la loi électorale, la bataille fait rage chez les femmes des partis politiques pour avoir le monopole de figurer dans la liste nationale. Une option qui leur garantit un siège à la première chambre, du moins pour celles qui seront tête de liste.

 

Lors d’une rencontre à Rabat, les militantes associatives et des parlementaires ont appelé à consacrer une liste nationale réservée exclusivement aux femmes, et adopter le principe de parité lors de l’élaboration des listes régionales.

 

D’autre part, des voix au sein des partis politiques ont appelé à ce que les femmes qui ont passé deux mandats comme parlementaires, ne figurent plus dans la liste nationale.

 

Cet avis formulĂ© par la dĂ©putĂ©e MP Halima Assali, a Ă©tĂ© critiquĂ© au sein mĂŞme des femmes harakies. Cette annonce vient confirmer les critiques visant les partis qui donnent la possibilitĂ© aux mĂŞmes figures (surnommĂ©es par leurs dĂ©tracteurs  « les mĂ©mĂ©s ») pour siĂ©ger au Parlement grâce au quota fĂ©minin.

 

Selon une source au bureau politique du MP, la liste nationale du parti donnera cette fois la possibilitĂ© Ă  de nouvelle figures fĂ©minines pour siĂ©ger au Parlement, afin de  barrer la route Ă  celles qui ont dĂ©passĂ© deux mandats.

 

Pour leur part, les deux députées Bassima Hakkaoui du PJD et Latefa Benani Smires ont déclaré que leurs candidatures sont tributaires de la décision de leurs partis.

M.E.H.

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