EditoNouvelle GénérationDossierEconomiePolitiqueSociétéTendances & CulturePortraitBdVDiaporamaArchives
 
Follow actuel_maroc on Twitter
Follow actuel_maroc on Twitter
Barbouzeries Les islamistes veillent au grain  
Actuel n°91, samedi 23 avril 2011
| More

Alors que les discussions sur la réforme de la Constitution vont bon train, les islamistes sont bien décidés à mettre les services secrets au pas.


***

Les jeunes du 20-Février répondront-ils à l’appel à marcher sur le centre secret de la DGST de Témara, lancé par les salafistes incarcérés à la prison Zaki de Salé ?

Bouchta Charaf, l’un des détenus salafistes, a ainsi tancé la jeunesse dans une vidéo postée sur YouTube, précisant « que ce centre de la DGST de Témara était tenu d’une main de fer par un gang qui fait des Marocains ce qu’il veut ; et que de ce fait, il est impérieux de marcher dessus avant de l’investir pacifiquement en vue de sa fermeture définitive ».

Pour l’instant, l’idée ne semble pas enthousiasmer outre mesure les jeunes du 20-Février mais l’activisme des salafistes pourrait bien se tourner vers Témara si le dossier des islamistes encore en prison n’est pas rapidement évacué.

Par ailleurs, les services secrets reviennent dans l’actualité par le biais des propositions de réforme de la Constitution. Plusieurs partis ont ainsi largement évoqué la nécessité d’instaurer un contrôle parlementaire sur les activités des forces de l’ordre.

Mais c’est le PJD qui est allé le plus loin dans ses revendications puisque les islamistes plaident pour la création d’un haut conseil de l'Etat pour les décisions stratégiques. Ce haut conseil de l'Etat serait composé du Premier ministre, des présidents des deux Chambres, du chef du pouvoir judiciaire et du président du conseil constitutionnel.

Présidé par le roi, il délibèrerait sur tout sujet concernant les affaires de l'Etat, pourrait démettre le gouvernement et désigner les ambassadeurs, les walis, gouverneurs, le directeur de la Sûreté nationale, celui de la DGED et de la DST sur proposition du gouvernement.

Aujourd'hui, le Parlement n’a aucun droit de regard sur les activités des services de renseignement, tant militaires (deuxième bureau, la DGED) que civils (DGST, DAG, Renseignements généraux). Les députés, échaudés par des décennies de règne sans partage sur la vie des citoyens par les services secrets, n’ont jamais réellement revendiqué un contrôle sur les activités des différentes officines.

Torture et Cie

D’après Mohamed Merouani, l’un des derniers prisonniers politiques libérés récemment, « au Maroc, les services de sécurité ont la main libre, même s’ils travaillent actuellement avec d’autres méthodes. Dernièrement, on a entendu qu’il y avait eu de nouveaux cas de disparition. L’AMDH avait d'ailleurs alerté le ministre de la Justice. Et si une dynamique sociale s'est déclenchée depuis le 20-Février, les services fonctionnent toujours avec les mêmes mécanismes de pensée. Nous devrons militer durement pour que les services de sécurité soient soumis au contrôle démocratique car ils sont responsables de leurs actes ».

Que reproche-t-on aux James Bond du cru ? Enlèvements, harcèlement, tentatives d’enrôlement et torture. Sur ce dernier point surtout, la plupart des rapports, aussi bien ceux d'Amnesty International que ceux de l’AMDH, insistent sur le fait que la torture continue à être largement utilisée par la DST, la police, la gendarmerie et les autres forces de sécurité comme l’unique moyen d'obtenir des aveux.

Abdellatif El Azizi

 

Bensouda 1 - El Fassi 0

Entre le trésorier général et le Premier ministre, rien ne va plus. La pomme de la discorde : les dérogations permettant à des fonctionnaires de continuer à travailler après la retraite.

Le bras de fer entre Abbas El Fassi et Noureddine Bensouda a fait ses premières victimes : quelques centaines de fonctionnaires vivotent depuis que leurs salaires ont été gelés par le trésorier général du Royaume du Maroc, il y a de cela quatre mois déjà.

Ces hauts fonctionnaires arrivés à l’âge de la retraite, et pour lesquels le Premier ministre avait signé une dérogation afin qu'ils puissent reprendre du service, sont considérés par le trésorier comme hors la loi.

Pour Bensouda, ils devraient quitter leur poste immédiatement avant de s’adresser à la CIMR pour percevoir leur retraite. Ce que refusent les intéressés, arguant du fait qu’ils sont détenteurs d’une autorisation en bonne et due forme.

Dans le lot figurent des professeurs d’université, des grosses pointures de la recherche en médecine et de hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères. Le professeur Maati Nejmi, qui dirige le service des soins palliatifs de l’hôpital d’oncologie de Rabat, est l’une des victimes de la décision de Bensouda.

Il s'est dit « profondément choqué de cette annonce », évoquant « une mesure sans précédent qui touche essentiellement des gens qui continuent à apporter une valeur ajoutée à la fonction publique ». Du côté de la trésorerie, on argue que « les dérogations doivent constituer une exception et non pas la règle ».

Il s’agit d’une allusion claire aux remarques de la Cour des comptes qui a estimé que Abbas El Fassi usait sans retenue de dérogations instituées comme mode de gestion de crise.

Sauf que les syndicats considèrent la mesure de Bensouda comme inique car « dans tous les pays, les ministères et les administrations ont une certaine latitude pour garder les hauts fonctionnaires au-delà de soixante ans si l'intérêt du service le justifie et s'ils estiment que le fonctionnaire en question pourra assumer au mieux ses fonctions ».

A.E.A.

| More
Archives Politique
N°173 : Cheikh Yassine : Disparition du prophète de l’apocalypse  
N°172 : USFP : Quatre candidats pour un seul projet 
N°171 : Istiqlal Chabat : s'en va-t-en guerre  
N°170 : Al Jazeera / Rabat : Fin du divorce cathodique  
actuel N°169 : Tanger : Le PAM en mode reconquĂŞte  
N°168 : Interview : Tarek SbaĂŻ  
N°167 : Congrès de l’USFP : Un parfum de transparence  
N°166 : Seconde Chambre : DĂ©gage  
N°164/165 : Mouvement populaire : Petites victoires, grandes attentes  
N°163 : RentrĂ©e parlementaire : Il est urgent de lĂ©gifĂ©rer  
N°162 : LĂ©gislatives partielles : Retour du classico PAM-PJD  
N°161 : Istiqlal La chute du Fassisme   
N°160 : Cacophonie gouvernementale : Y a-t-il un pilote dans l’avion 
N°159 : Maroc / Syrie : La guerre est dĂ©clarĂ©e  
N°158 : Interview Abdelouahed El Fassi 
N°157 : Mohamed Maradji : le photographe des trois rois 
N°155 : L’inquiĂ©tant populisme du PJD 
N°154 : La com’ de Benkirane en 5 questions 
N°153 : La mĂ©thode Chabat  
N°152 : Politique fiction : Les jours d’après  
N°151 : Deux Benkirane pour le prix d’un 
N°150 : Istiqlal : Guerre totale au sommet, acte II  
N°149 : Parti de l’Istiqlal : Pour qui penchera la balance  
N°147 : Hauts fonctionnaires : Le couperet des nominations  
N°146 : Qui veut la peau de Chabat 
N°145 : CommĂ©morations : Abdelkrim n’est pas mort  
N°144 : Marche de Casa : L’USFP tacle Benkirane  
N°143 : Patrons et politique :  l'improbable duo
N°142 : IntĂ©rieur : Les dessous d'un choix
N°141 : Communales :  Le casse-tĂŞte du calendrier
N°140 : RNI : un congrès plus aroubi qu’amĂ©ricain !
N°139 : Conseil de la ville de Casablanca : Les « pieds nickelĂ©s» Ă  la mairie
N°138 : PPS Dans l'ombre de Benkirane ? 
N°137 : Le SGG:  envers et contre tous
N°136 : Saison des congrès : Un dinosaure en chasse un autre
N°135 : Maroc-UE :  DĂ©claration d’amour
N°134 : Senoussi    L’homme qui en sait trop
N°133 : Martine au Maroc 
N°132 : USFP  Le congrès de toutes les rivalitĂ©s
N°131 : Al Adl,  bĂŞte noire de Benkirane
N°130 : Congrès du PAM  Le tracteur passe Ă  l'offensive
N°129 : SĂ©curitĂ© nationale  Les services ont le spleen
N°128 : Fouad El Omari  "Le PAM dĂ©range"
N°127 : Gouvernement  Les dossiers sensibles de l'Istiqlal
N°126 : Investiture :  Vote sous haute tension
N°125 : Programme,   plus de lettres que de chiffres
N°124 : Rabat/Ankara,   Il y a PJD et PJD
N°123 : Gouvernement.   On a le casting, on attend le film !
N° 122 : Le PSU   se positionne
N°121 : Formation du gouvernement :   Dernière ligne droite
N° 120 : Gouvernement :  Les signaux qu'on attend
N°119 : Entretien : Salaheddine Mezouar   Projet contre projet, idĂ©e contre idĂ©e
N°118 : Selwa,   de la rose Ă  la lampe
N°117 : Campagne Ă©lectorale :  A vos marques, prĂŞts...
N°116 : Programmes Ă©conomiques :  les enchères sont ouvertes
N°115 : Koutla/G8 :  les hostilitĂ©s peuvent commencer
N°114 : Interview  express
N°114 : Les pirates Ă  l’assaut   de la politique
N°114 : El Jadida  Attention candidat sulfureux
N°114 : Alliances  La gauche se rĂ©veille
N°113 : Interview  express
N°113 : Parlement : Session   La grande  évasion des dĂ©putĂ©s
N°113 : Alliance   Au G8, la nuit ne porte pas conseil
N°112 : DĂ©coupage Les ciseaux de la discorde
N°112 : Circonscriptions clĂ©s Fatiha Layadi, victime d’un putsch au PAM
N°112 : Interview express  Mohand Laenser
N°112 : Brèves Le PJD fait la danse du ventre Ă  Nador
N°112 : Faut-il abolir   la peine de mort
N°112 : Walou pour Oualalou  
N°111 : Alliances Le grand bazar 
N°110 : Justice  Peut mieux faire
N° 109 : Abdelkrim MoutiĂ®  Un exilĂ© bien encombrant
N° 109 : Printemps arabe  Demain la charia
N°108 : Mouvement du 20 fĂ©vrier Qui veut la peau de L7a9ed  
N°107 : Quotas Les femmes se rebiffent  
N°107 : Elections Faites vos jeux, rien ne va plus  
N°107 : Parlement Y a-t-il un avenir pour les jeunes  
N° 106 : Elections anticipĂ©es Le compte Ă  rebours a commencĂ©  
N° 104/105 : Champ religieux Les chiites avancent leurs pions  
N°103 : Istiqlal Cherche leader dĂ©sespĂ©rĂ©ment  
actuel 102 : Sahara Les tribus Ă  couteaux tirĂ©s  
actuel 101 : RĂ©fĂ©rendum Une campagne Ă  double dĂ©tente  
N°100 : Constitution Le dĂ©bat en cinq questions  
N°99 : Chabiba  Mini 20-FĂ©vrier Ă  l’USFP
N° 98 : Constitution Le nouveau règne  
N° 97 : Le printemps marocain sous surveillance 
N° 96 : RNI : Les Ă©lections d'abord  
N° 95 : Partis : Le PAM dans la tourmente  
N° 95 : CCG : Le oui, mais... du Maroc  
Actuel n°94 : 2012, c'est dĂ©jĂ  demain  
Actuel n°94 : RĂ©formes politiques : L'IMRI pose sa pierre  
N°93 : La monarchie, un système moderne 
Actuel n°92 : 20 FĂ©vrier : Ou en est-on ? 
Actuel n°91 : Barbouzeries Les islamistes veillent au grain  
Actuel n°90 : Le maire enfonce Abdelmoula 
Actuel n°89 : Manifester global et revendiquer local 
Actuel n°88 : Des partis plus royalistes que le roi 
Actuel n°87 : Benkirane dans la tourmente 
Actuel n°86 : Salaheddine Mezouar: « J’assumerai mes responsabilitĂ©s ! » 
Actuel n°84 : Du 20 fĂ©vrier au 20 mars... 
Actuel n°83 : Conflits d’intĂ©rĂŞts El Ferrae dĂ©croche la palme d’or
Actuel n°82 : Axe Rabat-Riyad  Destins croisĂ©s
Actuel n°81 : AĂŻcha Mokhtari  
Actuel N°72 : Le message de la Marche blanche 
Actuel n°69-70 : Comment Laâyoune a basculĂ© dans le chaos 
Actuel n°68 : Mieux partager pour vivre mieux 
Actuel n°67 : TĂ©lĂ©, Al Jazeera montre les crocs
Actuel n°66 : La guerre des zaouĂŻas 
Actuel n°65 : RentrĂ©e parlementaire : le roi recadre les dĂ©putĂ©s
Actuel n°64 : Sahara, des militants bien tendancieux
Actuel n°63 : Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, tĂ©mĂ©raire ou courageux ?
Actuel n°62 : La gauche est morte, vive les altermondialistes ! 
Actuel n°61 : Presse-Magistrature : liaisons dangereuses ? 
Actuel n°60 : Les Marocains d’Al-Qaida 
N°59 : La guerre secrète des lobbys 
N°58 : Scandales : cols blancs Ă  la barre 
N°57 : Congrès des islamistes : le MUR bĂ©tonne sa stratĂ©gie 
N°56 : Madrid-Rabat : bisbilles entre voisins 
N°55 : MĂ©dias et sociĂ©tĂ©, un dialogue national en cul-de-sac
N°54 : Les blogs s'activent politiquement 
N°53 : La prière du vendredi gagne du terrain 
N°52 : USFP Alerte rouge pour le parti de la rose
N°51 : MP : Jurassic Park Power 
N°50 : Partis Pour quelques jeunes de plus
N°49 : AMDH  Le 9e congrès officialise la mainmise d’Annahj
N°48 : El Fassi devant les dĂ©putĂ©s,  un bilan mitigĂ©
N°47 : Radi : « Les institutions Ă©lues doivent ĂŞtre irrĂ©prochables  
N°46 : La face cachĂ©e du Cheikh Yassine 
N°45 : Chabat :  retenez-moi ou je fais un malheur !
N°44 : El Himma Cible Abbas El Fassi 
N°43 : Election au perchoir:  Radi sous tension
N°42 : Affaire Belliraj  RĂ©vĂ©lations sur les chiites marocains en Belgique
N°41 : Lobbying : les think tanks au secours des partis politiques ?
N°40 : TĂ©lĂ©vision et politique:  Je t’aime, moi non plus
N°39 : Expulsions d’évangĂ©listes, L’oncle Sam indignĂ© !
N°38 : Cheikh Yassine qui va lui succĂ©der ?
N°37 : Le Makhzen reprend les choses en main
N°36 : Le PAM bouscule le champ politique
N°35 : A quoi sert le Parlement ? 
N°34 : Services secrets Le dur chemin de la bonne gouvernance
N°33 : Sahara La guerre des chefs
N°32 : RNI  Le triomphe de Mezouar
N°31 : Insultes, racisme, violence verbale Quand les politiques dĂ©rapent
 
 
actuel 2010 Réalisation - xclic
A propos Nous contacter