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Airbus afïŹche ses ambitions au Maroc 
actuel n°32, samedi 30 janvier 2010
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Plus de 10 000 personnes travaillent directement ou indirectement pour le constructeur. Fouad Attar, directeur commercial pour la région Mena, explique la stratégie du groupe qui vise à remporter 55 % du marché.

Quels ont été les effets de la crise sur votre carnet de commandes en 2009 globalement et dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord ?

Et quels sont vos objectifs en 2010 ? La crise n’a pas eu d’effet grave sur l’ensemble de notre carnet de commandes. Elle n’en a eu aucun sur celui de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. Au contraire, nous avons dĂ» livrer plus d’avions que prĂ©vu en 2009 dans la rĂ©gion. Une tendance qui se consolidera cette annĂ©e et l’annĂ©e prochaine puisque les livraisons de 50 appareils vont ĂȘtre avancĂ©es. Sur le plan commercial, notre objectif est de vendre cette annĂ©e le mĂȘme nombre d’appareils qu’en 2009, c’est-Ă -dire entre 40 et 50 avions.

Quelle est la stratĂ©gie d’Airbus dans la rĂ©gion Mena et au Maroc en particulier ?

Airbus est devenu, depuis 5 ans maintenant, leader mondial du secteur aĂ©ronautique civil. Ce succĂšs a pu ĂȘtre obtenu aprĂšs 35 ans d’existence grĂące Ă  notre volontĂ© et notre stratĂ©gie axĂ©e sur la satisfaction du client, en lui offrant la meilleure qualitĂ© de services et de prix. Dans notre approche, nous misons sur la proximitĂ©, faisant en sorte d’ĂȘtre le plus prĂ©sent possible sur le terrain et d’anticiper les besoins de nos clients. Cela dit, notre objectif ne se limite pas uniquement Ă  convaincre le client de signer un contrat de vente. Bien au contraire, nous visons Ă  construire une relation durable avec nos clients. Pour cela, nous pouvons les accompagner dans la recherche de ïŹnancement par exemple ou par des services permettant de satisfaire au mieux leurs attentes. Dans notre vision, la vente d’avions nĂ©cessite une longue et forte implication opĂ©rationnelle avec le client. L’approche consistant Ă  « vendre et se faire oublier » n’est pas de mise dans ce secteur d’activitĂ©. C’est un vĂ©ritable partnership qu’il faut savoir nouer.

Cela signiïŹe-t-il qu’il y a dans votre politique commerciale un revirement stratĂ©gique pour essayer de dĂ©velopper davantage les relations commerciales avec le Royaume, notamment avec la RAM ?

Airbus entretient avec le Maroc une relation industrielle trĂšs dĂ©veloppĂ©e et avancĂ©e puisque plus de 10 000 personnes travaillent dans notre rĂ©seau de sous-traitance de piĂšces Airbus, rĂ©alisant un chiffre d’affaires de plus de 50 millions de dirhams. Ce qui fait du Maroc un de nos partenaires majeurs en Afrique du Nord. Par ailleurs, sur le plan de la ïŹ‚otte Airbus, nous avons avec Royal Air Maroc une relation de suivi et de support des 4 appareils de type A321 utilisĂ©s par sa ïŹliale Atlas Blue. En outre, nous avons de frĂ©quentes rencontres dont l’objectif est de rĂ©pondre aux besoins de la compagnie dans le dĂ©veloppement de sa ïŹ‚otte future ainsi que de l’informer sur les nouveaux programmes de type A350 et A380.

Mais, paradoxalement, la taille de la ïŹ‚otte Airbus au Maroc reste rĂ©duite


En effet, la ïŹ‚otte est composĂ©e de quatre A321 livrĂ©s il y a trois ans et trois A320 neufs.

Dans quelle mesure l’implantation au Maroc de compagnies low cost constitue-t-elle une opportunitĂ© vous permettant de dĂ©velopper votre chiffre d’affaires avec le Royaume ?

Je pense que vous faites allusion Ă  Air Arabia Maroc. En effet, cette derniĂšre s’est installĂ©e au Maroc avec un produit prĂ©cis : l’A320. Air Arabia Maroc fait partie du Groupe Air Arabia basĂ© Ă  Sharjah (Émirats arabes unis). Cette sociĂ©tĂ© a dĂ©jĂ  commandĂ© 44 avions de type A320 en 2007 et 2008. Ceci Ă  l’instar de la plupart des compagnies low cost du monde et pratiquement toutes les compagnies low cost du Moyen-Orient (Air Arabia, Jazeera, Wataniya, Bahrain Air) qui sont Ă©quipĂ©es en appareils Airbus.

Quels sont les atouts qui pourraient proïŹter Ă  Airbus pour dĂ©velopper encore ses parts de marchĂ© au Maroc ?

Avec une proximitĂ© gĂ©ographique, linguistique et culturelle importante ainsi qu’une qualitĂ© de main d’Ɠuvre exemplaire, la sous-traitance marocaine offre de nombreux avantages aux partenaires industriels d’Airbus. Ce marchĂ© estimĂ© Ă  3 milliards de dirhams devrait soutenir l’économie du Maroc pour les annĂ©es Ă  venir. Airbus attache une importance stratĂ©gique aux rĂ©alisations conïŹ Ă©es aux partenaires marocains. Le pays a su dĂ©velopper des pĂŽles d’excellence, comme la fabrication de harnais Ă©lectriques ou de composites, et le pays a tous les atouts pour accompagner la forte croissance du carnet de commandes d’Airbus que nous espĂ©rons dĂ©velopper pour atteindre 55 % du marchĂ©.

Propos recueillis par Khadija El Hassani

Plus de 6 milliards de dirhams à l’export

Plusieurs exemples illustrent la prĂ©sence en force d’Airbus dans le Royaume et les capacitĂ©s de dĂ©veloppement des activitĂ©s. Ainsi, l’usine Labinal Ă  Rabat (ïŹliale de Safran), inaugurĂ©e en 2006, produit exclusivement des harnais pour les modĂšles A320, A330 et A340 d’Airbus. Son effectif est passĂ© de 90 personnes en 2005 Ă  quelque 400 personnes actuellement. D’autres Ă©quipementiers comme Souriau, Aircelles, Auvergne AĂ©ronautique, Crouzet, Maroc Aviation (Groupe EADS), ASI-Maroc participent aux programmes Airbus. Labinal Maroc (ïŹ liale de Safran) est l’un des sous-traitants majeurs, avec la ïŹliale Matis (RAM) et Safran Maroc basĂ©e Ă  Rabat. Celle-ci fabrique exclusivement des cĂąblages pour les Airbus A320, A330 et A340 et bientĂŽt le A380.

Globalement, l’aĂ©ronautique connaĂźt une forte croissance depuis les dix derniĂšres annĂ©es au Maroc. Aujourd’hui, le secteur compte quelque 90 entreprises et gĂ©nĂšre un chiffre d’affaires de plus de 800 millions de dollars Ă  l’export (soit environ 6,4 milliards de dirhams) et 300 millions de dollars (2,4 milliards de dirhams) en investissement, (90 unitĂ©s pour l’emploi de 7 500 personnes). Cet effectif qui Ă©tait en 2000 de 1 500 personnes, employĂ©es par une dizaine d’entreprises, est passĂ© en 2003 Ă  2 500 salariĂ©s pour atteindre 5 000 dĂšs 2006. Selon le Gimas (Groupement des industriels marocains de l’aĂ©ronautique et spatial), il atteindra 11 000 personnes en 2010. Le taux de croissance sur les cinq derniĂšres annĂ©es a Ă©tĂ© de 25 %. Cependant, en consĂ©quence de la crise, le secteur accuse un ralentissement avec seulement 10 % de croissance en 2009.

L’activitĂ© couvre une large palette de mĂ©tiers qui vont de la sous-traitance aux services, en passant par les Ă©tudes, l’ingĂ©nierie et la maintenance. Le Maroc a rĂ©ussi Ă  dĂ©velopper en quelques annĂ©es un pĂŽle aĂ©ronautique, sur une superïŹcie de 200 hectares, autour de l’aĂ©roport Mohammed V qui bĂ©nĂ©ïŹcie d’une position stratĂ©gique facilitant le fret et permettant un gain de temps considĂ©rable, notamment pour les Ă©changes avec les pays du nord de la MĂ©diterranĂ©e.

Sur l’axe Casablanca-Rabat et dans la zone franche de Tanger, sont implantĂ©es d’autres installations telles que Nexans Maroc, qui devrait investir 110 millions de dirhams pour une production qui dĂ©butera en dĂ©but d’annĂ©e prochaine dans l’usine de Mohammedia. Autre implantation : Auvergne AĂ©ronautique avec un investissement de prĂšs de 100 millions de dirhams et qui prĂ©voit de crĂ©er quelque 400 emplois en quatre ans.

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