EditoNouvelle GénérationDossierEconomiePolitiqueSociétéTendances & CulturePortraitBdVDiaporamaArchives
 
Follow actuel_maroc on Twitter
Follow actuel_maroc on Twitter
Bancarisation, financement des PME
 Les banques françaises se jettent Ă  l’eau
Actuel n°83, vendredi 4 mars 2011
| More

MalgrĂ© leur discrĂ©tion lĂ©gendaire, les filiales des groupes CrĂ©dit Agricole SA, SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale ou encore BNP Paribas dĂ©cident de s’ouvrir sur l’économie locale. Un revirement stratĂ©gique.


 

***

Les filiales des banques françaises sont-elles en train d’opĂ©rer, avec la bĂ©nĂ©diction de leurs maisons mĂšres, un revirement stratĂ©gique ? A en croire les prĂ©sidents du directoire de CrĂ©dit du Maroc (CDM), Pierre Louis BoissiĂšre, et de SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale Maroc (SGM), Albert Le Dirac’h, les deux banques s’engagent dĂ©sormais plus franchement dans le financement de l’économie locale.

Elles entendent Ă©galement drainer davantage de ressources en ciblant le segment, longtemps nĂ©gligĂ©, de la clientĂšle Ă  bas revenus. Seul moyen de bĂ©nĂ©ficier de l’effet volume, tout en assumant un risque calculĂ©. Si ce revirement stratĂ©gique et commercial se confirme dans les tout prochains mois, les analystes de marchĂ© n’auront plus Ă  reprocher aux filiales de banques françaises, de se cantonner au rĂŽle de pourvoyeuses de dividendes Ă  leur maison mĂšre respective.

MĂȘme BMCI, filiale de BNP Paribas, qui s’est refusĂ©e Ă  dĂ©voiler ses ambitions Ă  moyen terme, serait - selon les indiscrĂ©tions du marchĂ© - sur le point de vivre une mutation similaire, avec l’aval de sa maison mĂšre. En tĂ©moigne la campagne de recrutement agressive actuellement en cours. BMCI aurait, en effet, pour ambition de recruter prĂšs de 1 400 personnes dans les quatre prochaines annĂ©es, Ă  la fois pour compenser les dĂ©parts Ă  la retraite et accompagner l’extension de son rĂ©seau.

Si les banques locales, en l’occurrence Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank, gardent une longueur d’avance, notamment en matiĂšre de taille de rĂ©seau, de pĂ©nĂ©tration de la clientĂšle de masse et de financement de la PME comme des projets d’infrastructure, les filiales de banques françaises se rendent bien compte que le marchĂ© marocain recĂšle encore un potentiel de croissance suffisamment important pour gĂ©nĂ©rer du business.

Certes, l’extension de leurs rĂ©seaux pourrait ĂȘtre freinĂ©e ou retardĂ©e par des obstacles d’ordre foncier, en particulier en zones urbaines. Mais ces difficultĂ©s ne sont pas jugĂ©es insurmontables en optant pour les nouveaux quartiers pĂ©riphĂ©riques et les villes nouvelles. RodĂ©es aux techniques de rationalisation des dĂ©penses et Ă  la chasse aux gaspis, les filiales des banques françaises continueront de maĂźtriser leur coefficient d’exploitation comme elles ont rĂ©ussi Ă  le faire jusque-lĂ .

Les trois filiales affichent donc aujourd’hui clairement leur volontĂ© d’élargir la base de leur clientĂšle, en multipliant les packages Ă  tarifs rĂ©duits et les conventions avec les employeurs en faveur des salariĂ©s. Elles ne comptent pas, pour autant, nĂ©gliger leur clientĂšle de prĂ©dilection, urbaine, haut de gamme, voire mĂȘme fortunĂ©e.

Elles n’hĂ©sitent donc pas Ă  investir dans des espaces dĂ©diĂ©s Ă  la gestion patrimoniale, dans des quartiers huppĂ©s, et Ă  s’appuyer sur l’expertise de leur maison mĂšre pour proposer une panoplie de prestations sophistiquĂ©es. Reste Ă  savoir si ces investissements, lourds, s’avĂšreront rentables dans les prochaines annĂ©es.

Leur intĂ©rĂȘt est Ă©galement palpable pour la PME puisqu’elles se dotent d’une organisation souple qui privilĂ©gie la proximitĂ© et la personnalisation de la relation. LĂ  aussi il faudra attendre que ces nouvelles mesures donnent leur fruit.

Enfin, pour le financement de projets, la discrétion reste de mise, mais les filiales savent faire jouer les synergies quand le marché est remporté par une entreprise française. Solidarité oblige.

Mouna Kably

| More
Archives Economie
N°173 : Transport Maman, j’ai pris le tramway  
N°172 : Comptes spĂ©ciaux du TrĂ©sor 
N°171 : CAFC : Fin d’une rĂ©publique bananiĂšre  
N°170 : DĂ©lais de paiement : Rien n’a changĂ© 
actuel N°169 : Open Sea : Sauve qui peut  
N°168 : Achoura : Un business explosif  
N°167 : Logement social : Le plaidoyer des promoteurs  
N°166 : Projet de budget 2013 : Hold-up sur la classe moyenne  
N°164/165 : Tourisme : SaĂŻdia, douze mois pour sauver la station  
N°163 : Tramway : Deux mois pour tout rĂ©gler !  
N°162 : Interview Patrick Raleigh : AssociĂ© Ă  l’agence de notation Standard & Poor’s
N°161 : Emploi : Ces entreprises qui recrutent  
N°160 : Deux-roues Les industriels dĂ©noncent l’anarchie du marché   
N°159 : AWB, BMCE Bank, BCP : Les enjeux d’une stratĂ©gie africaine  
N°158 : Sous-traitance : Les nouveaux mĂ©tiers rĂ©sistent  
N°157 : RAM : La politique du mĂ©pris 
N°155 : MĂ©dicaments : Les pharmaciens dĂ©noncent une baisse arbitraire
N°154 : La Samir au pied du mur 
N°152 : Tombolas : entre lĂ©galitĂ© et arnaques 
N°150 : Biens immobiliers : Les Marocains misent sur l’Europe  
N°149 : Affaire CIH : D’autres tĂȘtes vont tomber 
N°148 : Danone prend le contrĂŽle de Centrale LaitiĂšre 
N°147 : Affaire Ibrahimi : Le milieu des affaires sous le choc  
N°146 : Comarit : Le transit de la derniĂšre chance 
N°145 : Environnement des affaires : Tadouira, un sport national  
N°144 : Saison estivale : Les opĂ©rateurs anticipent le Ramadan  
N°143 : LiquiditĂ©s : banques et entreprises dans l’impasse
N°142 : Nador West Med  Black-out total sur le projet
N°141 : Maroc-France Le patronat craint plus la crise que Hollande
N°140 : Climat social :  Benkirane sur le qui-vive
N°139 : Casablanca Les grands chantiers sur les rails
N°138 : TGV : L’impossible dĂ©bat
N°137 : Tourisme:  Une saison ratĂ©e
N°136 : SĂ©cheresse L’impasse des agriculteurs
N°135 : Cour des comptes  Royal Air Maroc sur la sellette
N°134 : Lesieur Cristal   Les dessous d’une opĂ©ration stratĂ©gique
N°133 : Tourisme :   Le rĂȘve allemand du Maroc
N°132 : Casablanca Finance City  
N°131 : Affaire CNSS El Haddaoui remet les pendules Ă  l'heure
N°130 : Mohamed Najib Boulif  L’Etat ne peut plus payer les erreurs de gestion passĂ©es
N°129 : EnchĂšres publiques  Des ventes pas si publiques !
N°128 : CIH et Banque Postale  "Pas de rapprochement dans l'immĂ©diat"
N°127 : Intelligence Ă©conomique  Le marchĂ© prend forme
N°126 : PiĂšces automobiles  Le marchĂ© de l'occasion flambe
N°125 : CAN 2012,   omerta sur l’argent du foot
N°124 : Morocco Mall  Les petits commerces imperturbables
N°123 : Budget 2012,   Baraka au feu
N° 122 : Finance islamique,  le Maroc fait sa rĂ©volution
N°121 : Smig,   le salaire de la peur
N° 120 : IntĂ©gration Ă©conomique :   Le Maghreb s’active
N°119 : Yassir Zenagui,  Nous a vons approchĂ© d’autres fonds souverains en Chine...
N°118 : Industrie pharmaceutique :  Maroc Innovation SantĂ© veut plaider non coupable
N°117 : e-commerce :   EnchĂšres inversĂ©es Le Net, terrain fertile en arnaques
N°116 : Finances :  des primes sous haute tension
N°115 : Contrefaçon :  Encore un accord de plus
N°114 : DĂ©chets mĂ©nagers   Une bataille sur fond de campagne Ă©lectorale
N°113 : Chimicolor  La fin d’une lĂ©gende
N°112 : Assurance maladie obligatoire  Un pas en avant, deux pas en arriĂšre
N°112 : CNSS  La vieille dame poursuit sa mue
N°111 : Interview Amine Kandil, directeur gĂ©nĂ©ral du groupe Charaf-fertima
N°110 : Industrie touristique  Destination Afrique
N°110 : Interview, Philippe Doizelet  La formation, le maillon faible
N° 109 : L’OCE dans la tourmente 
N°108 : eFloussy Wafacash au secours des franchisĂ©s  
N°107 : Finances publiques Le budget 2012 otage des Ă©lections  
N° 106 : Crise Ă©conomique Comment s’en sortent les entreprises au Maroc
N° 104/105 : Tabac La libĂ©ralisation en danger 
N°103 : Plan solaire Les Français se positionnent  
actuel 102 : Interview Azelarab Benjelloun  
actuel 102 : AmĂ©nagement Casablanca Scandale de la corniche, saison 2  
actuel 101 : L’aprĂšs Lydec : Pas de relĂšve Ă  l’horizon  
N°100 : Interview Mohamed Elmandjra, DG de MĂ©ditel 
N°99 : Coordinations Les nouveaux syndicats  
N° 98 : A quoi ressemblera notre TGV 
N° 97 : La parole aux patrons 
N° 97 : La PME, entre le marteau et l’enclume 
N° 96 : Piratage et contrefaçon : L’heure du grand mĂ©nage a sonnĂ©  
N° 95 : DĂ©taxe : Un coup d’épĂ©e dans l’eau  
Actuel n°94 : La CGEM vend son label 
N°93 : MeknĂšs Un salon sous le signe de la diversitĂ©  
Actuel n°92 : Produits du terroir cherchent distributeurs 
Actuel n°91 : Rapport de la Cour des comptes : La gabegie de la gestion dĂ©lĂ©guĂ©e
Actuel n°90 : Yasmine Lahlou Filali : Une pharmacienne stratĂšge  
Actuel n°89 : Dialogue social : Bienvenue au moussem 
Actuel n°88 : Privatisation : On racle les fonds de tiroir 
Actuel n°87 : Morocco is back 
Actuel n°86 : Le Maroc, objet de toutes les attentions 
Actuel n°85 : La Libye a beaucoup promis mais peu rĂ©alisĂ©  
Actuel n°84 : Textile : les bons de commande dĂ©filent 
Actuel n°83 : Bancarisation, financement des PME
 Les banques françaises se jettent Ă  l’eau
Actuel n°82 : Smartphones Nokia veut sa part du gĂąteau
Actuel n°81 : Fondations d’entreprises : Une charitĂ© pas toujours bien ord 
Actuel N°72 : Al Omrane Les enjeux d’ une succession 
Actuel n°69-70 : Agroalimentaire : au pays du burger 
Actuel n°68 : Inondations Ă  Tanger : les industriels en alerte 
Actuel n°67 : Le Maroc solaire en marche 
Actuel n°66 : Grippe A H1N1,  mais oĂč est passĂ© le stock de vaccins ?
Actuel n°65 : SaĂąd Zouak, un Marocain vert Ă  New York 
Actuel n°64 : Alliances,  cap sur le logement social
Actuel n°63 : CNIA Saada en Bourse : le marchĂ© s’impatiente 
Actuel n°62 : Interview d'Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib
Actuel n°61 : MalĂ©diction des villes nouvelles Nouveau bras de fer Ă  Sahel-Lakhyayta
Actuel n°60 : Rahal, l’insatiable appĂ©tit du traiteur des rois
N°59 : Gouvernement : rentrĂ©e sur la corde raide 
N°58 : Entretien avec Bruno Joubert,  ambassadeur de France Ă  Rabat
N°57 : Centres d’appels, pourquoi la France s’attaque aux dĂ©localisations
N°56 : De nouvelles aventures pour Sindibad by Walibi 
N°55 : La passion partagĂ©e des Kouhen 
N°54 : Les MRE au rĂ©gime sec 
N°53 : Sondages d’opinion La foire aux questions
N°52 : Tata, tes oasis foutent le camp ! 
N°51 : Tapis marocains...  made in China !
N°50 : L'UPM sauvĂ©e par les fonds de financement 
N°49 : Smap Immo Paris,  les MRE sĂ©duits
N°48 : Marina de Casablanca  Un « petit Manhattan » Ă  l’horizon
N°47 : Crise de l’Euro :  Le Maroc Ă©pargnĂ©... pour l'instant
N°46 : Du rififi chez les distributeurs MĂ©ditel 
N°45 : RĂ©forme des retraites :  Ce n’est pas gagné !
N°44 : Alstom prend pied dans l’éolien 
N°43 : Notaires,  une loi pour Ă©viter les arnaques
N°42 : Almazar  sur les chapeaux de roue
N°41 : Assises de l’Industrie: Le plan Emergence prendra-t-il de l'Ă©lan
N°40 : Yassir Zenagui, La success story d’un trader
N°39 : PME-Banques:  Un dialogue de sourds qui s’éternise
N°38 : Les belles promesses de LaĂąyoune 
N°37 : Khalid Cheddadi La CIMR parie sur la e-retraite
N°36 : CrĂ©dit Agricole du Maroc, Vert Ă  tout prix
N°35 : Alami Lazrak Â« Le projet Amwaj nous intĂ©resse »
N°34 : CDG-CIH Une alliance en bĂ©ton
N°33 : Les nouveaux appĂ©tits d'Upline 
N°32 : Airbus afïŹche ses ambitions au Maroc 
N°31 : Faux billets Tour de vis de Banque Al-Maghrib
 
 
actuel 2010 Réalisation - xclic
A propos Nous contacter