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Entretien avec Bruno Joubert, ambassadeur de France Ă  Rabat
actuel n°58, samedi 31 juillet 2010
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Bruno Joubert est un ambassadeur heureux. Heureux de terminer sa carriĂšre diplomatique au Maroc dans un pays oĂč les relations avec la France sont au beau fixe. « Je suis Ă©bahi par l’intensitĂ© des relations entre nos deux pays. Il y a une incroyable proximitĂ©. Au fond, la France et le Maroc mĂ©riteraient presque d’ĂȘtre voisins au sens gĂ©ographique du terme... » C’est ainsi que notre entretien avec l’ambassadeur de France s’est conclu.


***

Il est vrai que reprĂ©senter Paris Ă  Rabat est bien moins stressant qu’une nĂ©gociation Ă  Abidjan en pleine crise franco-ivoirienne, pour citer l’une des missions les plus marquantes de ce spĂ©cialiste des affaires subsahariennes. AprĂšs la RHN (rencontre de haut niveau, dans le jargon des diplomates) entre François Fillon et Abbas El Fassi, Bruno Joubert fait le point sur nos relations, revient sur l’affaire des dĂ©localisations dont le concept lui semble « obsolĂšte » et Ă©vacue rapidement les scandales – d’Anelka Ă  Bettencourt – qui ternissent l’image de son pays
 et qu’il qualifie d’« écume des jours ». Bruno Joubert a des rĂ©fĂ©rences et sait le rappeler. Rencontre avec un ambassadeur qui ne se contente pas de manier le langage diplomatique.

Lors de la dixiĂšme rencontre franco-marocaine, les deux pays ont affirmĂ© leur volontĂ© de passer Ă  une Ă©tape nouvelle dans leur partenariat privilĂ©giĂ©. Quels sont les choix opĂ©rĂ©s pour approfondir ce partenariat ?

Nous sommes partis d’un constat selon lequel il existe peu de pays liĂ©s par une telle relation de confiance Ă©manant Ă  la fois de la qualitĂ© des relations humaines entre les hauts responsables politiques, mais aussi de l’étendue des rĂ©alisations inscrites dans la feuille de route initiale qui avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e en 2007, lors de la visite officielle du prĂ©sident Nicolas Sarkozy. Depuis, une sĂ©rie de chantiers a Ă©tĂ© lancĂ©e et avance Ă  une cadence soutenue.

En ce qui concerne l’avenir de notre relation bilatĂ©rale, nous restons mus par une idĂ©e : si les Marocains le souhaitent, nous sommes prĂȘts Ă  les accompagner dans leur effort de dĂ©veloppement. D’autant que cette dynamique est menĂ©e de façon visionnaire par le plus haut niveau de l’Etat, au regard de tous les plans stratĂ©giques sectoriels mis en Ɠuvre.

Plus que jamais, la France est prĂȘte Ă  apporter davantage de soutien dans une sĂ©rie de domaines qui profiteraient, d’ailleurs, aux deux pays. A titre d’exemple, dans les Ă©nergies renouvelables, la France comme le Maroc gagneraient Ă  dĂ©velopper la production et l’exportation de l’énergie solaire. Il en est de mĂȘme pour l’éolien.

Bien Ă©videmment, le Maroc pourra faire appel, si nĂ©cessaire, au savoir-faire de la France pour dĂ©velopper une expertise locale. Idem pour le nuclĂ©aire. Sur ce dernier registre, le Maroc s’est fixĂ©, je crois, 2020-2030 comme horizon pour produire 7 % de son Ă©lectricitĂ© Ă  partir de l’énergie nuclĂ©aire. Au prĂ©alable, il faut mettre en place les corpus lĂ©gislatif, institutionnel et de contrĂŽle, et prĂ©voir la formation des ressources humaines. Dans tous ces domaines, la France peut apporter son appui, compte tenu de son expertise reconnue mondialement. D’ailleurs, un groupe important de scientifiques marocains du CNESTEN travaillent en coopĂ©ration avec leurs confrĂšres français notamment. L’accord-cadre conclu rĂ©cemment entre les deux pays prĂ©voit que cette dynamique s’intensifie Ă  l’avenir. Rappelons que la France est leader mondial et satisfait pratiquement tous ses besoins en Ă©lectricitĂ© Ă  partir du nuclĂ©aire.

Qu’en est-il des domaines sociaux, de l’éducation, de la santĂ© et de la justice oĂč le Maroc affiche un retard persistant ?

Ces domaines ouvrent la voie Ă  d’autres pistes de partenariat pour l’avenir, notamment en matiĂšre de formation. Mais c’est le cas aussi pour le secteur social et le droit du travail, la santĂ© et la sĂ©curitĂ© sociale. Pour l’éducation nationale, un plan d’urgence a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© par les autoritĂ©s marocaines. Dans le cadre de la rĂ©union de haut niveau, nous sommes convenus de mettre Ă  disposition des outils d’appui pour le montage de projets prĂ©cis comme la crĂ©ation de crĂšches ou la formation des enseignants. De mĂȘme qu’il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que la France apporterait son appui Ă  l’UniversitĂ© internationale de Rabat dont la stratĂ©gie est de compter certaines grandes Ă©coles françaises dans son tour de table. Des domaines rĂ©galiens tels que la justice n’ont naturellement pas Ă©tĂ© abordĂ©s.

Le Maroc est classé 128e dans le classement Doing Business de la Banque mondiale et 73e dans l'étude de compétitivité réalisée par le World Economic Forum. Comment mettre à profit ce partenariat privilégié pour améliorer le classement du Maroc ?

Vous savez comme moi que ces classements se basent sur la pondĂ©ration d’un certain nombre de critĂšres spĂ©cifiques et il suffit de changer celle-ci pour obtenir un tout autre classement
 Quoi qu’il en soit, ces rĂ©sultats qui Ă©manent d’observatoires spĂ©cialisĂ©s ne reflĂštent pas du tout la perception et l’apprĂ©ciation des entrepreneurs français ! Aujourd’hui, 750 filiales françaises sont implantĂ©es au Maroc contre 529 en 2006, soit une croissance de 40 % du nombre d’entitĂ©s françaises ayant optĂ© pour le Royaume pour y monter leur projet. Cela confirme que nos hommes d’affaires ont une vraie appĂ©tence pour le Maroc. ParallĂšlement, l’encours global des investissements directs français atteint 8,1 milliards d’euros, soit environ 90 milliards de dirhams. Investir un tel montant dans un pays Ă©tranger constitue la meilleure preuve de confiance dans son environnement des affaires. Sans oublier les sociĂ©tĂ©s françaises montĂ©es localement par des promoteurs français rĂ©sidant au Maroc. Globalement, ce tissu de plus d’un millier d’entreprises françaises emploie 115 000 salariĂ©s. En clair, les entrepreneurs français votent favorablement pour le Maroc en y investissant : c’est la meilleure preuve que pour eux le climat Ă©conomique au Maroc est favorable et encourageant.

Vous annoncez des investissements directs français de 8,1 milliards d’euros. Mais les entreprises françaises n’hĂ©sitent pas, une fois implantĂ©es au Maroc, Ă  lever des fonds localement pour financer leurs projets. Qu’en pensez-vous ?

Les 8,1 milliards d’euros qui ont Ă©tĂ© investis au Maroc par les entreprises françaises le sont en provenance directe de France et sont enregistrĂ©s Ă  ce titre par la Banque de France comme flux de capitaux sortant du territoire français en direction du Maroc. S’agissant du financement local, je n’ai pas d’information prĂ©cise Ă  ce sujet, mais de façon gĂ©nĂ©rale, toute entreprise, oĂč qu’elle soit, a besoin pour son fonctionnement quotidien de recourir aux Ă©tablissements bancaires. C’est certainement le cas au Maroc. AprĂšs avoir rĂ©alisĂ© l’investissement de dĂ©part par apport de fonds français, comme l’achat du terrain et l’acquisition des Ă©quipements, il est normal que ces entitĂ©s financent leurs besoins en fonds de roulement quotidiens via les banques marocaines. C’est la preuve que le systĂšme bancaire marocain est performant et qu’il inspire confiance aux opĂ©rateurs français. De mĂȘme, les banques marocaines profitent de ce courant d’affaires important pour dĂ©velopper leur flux.

Qu’est-ce qui fait que le Maroc figure, avec la Chine et l’Inde, parmi le trio de tĂȘte des pays Ă©mergents bĂ©nĂ©ficiaires des investissements français ?

Le Maroc figure, en effet, parmi ces trois pays premiers destinataires des investissements français. Cet intĂ©rĂȘt des entreprises Ă  investir dans le Royaume confirme que celui-ci fait dĂ©sormais partie de l’espace euromĂ©diterranĂ©en, Ă  l’instar de l’Espagne ou de la France. Les opĂ©rateurs français s’y sentent Ă  l’aise et ont le sentiment de faire partie du mĂȘme espace Ă©conomique. Contrairement aux autres pays, en Asie ou mĂȘme parfois en Europe de l’Est par exemple. Le Maroc leur offre un marchĂ© de plus de 30 millions de consommateurs, une stabilitĂ© Ă©conomique et sociale et des conditions de production attractives, un environnement favorable au dĂ©veloppement de leurs affaires sans qu’ils aient le sentiment de procĂ©der Ă  la dĂ©localisation de leur activité 

Au dernier salon de l’aĂ©ronautique par exemple, des PME françaises sont venues Ă  la recherche de partenaires marocains ayant un savoir-faire en matiĂšre d’usinage de piĂšces, activitĂ© fortement demandeuse de main-d’Ɠuvre. Ainsi, une partie de la chaĂźne de production est assurĂ©e au Maroc car plus avantageuse en termes de coĂ»t et de qualitĂ©. Les piĂšces seront ensuite perfectionnĂ©es en France. D’oĂč la crĂ©ation de valeur de part et d’autre de la MĂ©diterranĂ©e.

La récente déclaration du secrétaire d'Etat à l'Emploi français visant à limiter les délocalisations des centres d'appels et prÎnant le protectionnisme, est en contradiction avec ce que vous venez de démontrer. Comment gérer ce dilemme ?

Il faut replacer cette affaire dans une dynamique d’ensemble. Le dĂ©bat, qui doit ĂȘtre lancĂ© en octobre entre les opĂ©rateurs des deux pays, s’inscrit au cƓur de la stratĂ©gie France-Maroc. Car au-delĂ  de ce cas spĂ©cifique, ce nouvel ensemble Ă©conomique doit dĂ©sormais ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un seul et mĂȘme espace. Ce qui rend obsolĂšte le concept mĂȘme de dĂ©localisation. Notre systĂšme de pensĂ©e doit Ă©voluer en fonction de cette nouvelle donne.

Mais qu’est-ce qui reste, selon vous, Ă  amĂ©liorer d’urgence au Maroc ?

Je ne vois pas d’urgence. Je pense que le Maroc est sur la bonne voie


Le reprĂ©sentant de l’UE, comme l’ambassadeur des Etats-Unis, annonçait rĂ©cemment que le vĂ©ritable frein Ă  l’investissement restait la corruption de la justice. Ne partagez-vous pas ce sentiment ?

Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, il n’y a pas de frein Ă  l’investissement français puisque celui-ci a augmentĂ© de 40 % au cours des quatre derniĂšres annĂ©es. Les faits confirment donc le contraire. Pour autant, on peut reconnaĂźtre, en France comme au Maroc, que certains aspects de la justice peuvent ne pas bien fonctionner. La France connaĂźt ainsi des problĂšmes dans ce domaine, comme parfois la lenteur ou la complexitĂ© des procĂ©dures judiciaires
 Le Maroc, pour sa part, prend au sĂ©rieux ce dossier puisque les autoritĂ©s travaillent Ă  la mise en place rapide d’une rĂ©forme de la justice.

Qu’est-ce qui reste Ă  amĂ©liorer cĂŽtĂ© français ?

Je souhaiterais que les actions qui avaient Ă©tĂ© initiĂ©es par le Groupe d’impulsion Ă©conomique pilotĂ© conjointement par messieurs Jean RenĂ© Fourtou, Jean-Paul Herteman, Mustapha Bakkoury et Mohamed Horani, puissent se consolider pour que la France demeure un partenaire fiable aux cĂŽtĂ©s du Maroc. Il s’agit d’une dĂ©marche Ă©galitaire et non d’une stratĂ©gie hĂ©gĂ©monique de la France. En effet, de plus en plus, nous sommes en prĂ©sence de deux pays partenaires qui initient et rĂ©alisent des projets en commun. C’est le cas du programme nuclĂ©aire mais aussi du projet de tramway oĂč un effort considĂ©rable de formation des compĂ©tences locales est dĂ©ployĂ©. Ce qui permettra au Maroc de rĂ©aliser les prochains chantiers dans d’autres villes grĂące Ă  l’expertise locale. Tout cela dĂ©note la volontĂ© de travailler ensemble.

N’est-ce pas difficile d’ĂȘtre ambassadeur de France en ce moment, compte tenu de l’image vĂ©hiculĂ©e par les mĂ©dias avec les dĂ©boires des Bleus au Mondial, l’affaire Bettencourt


Fondamentalement, la France est un grand pays par la richesse qu’elle produit, son rĂŽle diplomatique, sa contribution dans la recherche scientifique ou sa culture. Nous n’avons pas Ă  rougir d’ĂȘtre français, bien au contraire. Bien sĂ»r, compte tenu de la concurrence mondiale, de l’arrivĂ©e de nouveaux partenaires et des mouvements gĂ©opolitiques en cours, les changements sont nĂ©cessaires mais pas toujours aisĂ©s. La tradition française est, justement, d’avoir toujours su faire face aux grandes mutations. Cela va bien au-delĂ  des Ă©piphĂ©nomĂšnes relayĂ©s par la presse qui ne sont que l’écume des jours


Pourtant, ces Ă©piphĂ©nomĂšnes ternissent l’image de la France


Je n’ai pas du tout ce sentiment. Les Marocains, comme les Français d’ailleurs, savent faire la part des choses et mesurent bien l’importance relative de chaque Ă©vĂ©nement. Aussi, ces faits qui font la une de l’actualitĂ© ne remettent-ils nullement en question la qualitĂ© des relations de nos deux pays, et encore moins le fait qu’ils soient l’un et l’autre de vieilles et grandes nations.

Compte tenu de votre grande connaissance de l'Afrique, que pensez-vous de la politique africaine du Maroc ?

C’est une politique intelligente qui permet, je crois, aujourd’hui de constater que le Maroc s’implante et s’investit de plus en plus en Afrique subsaharienne. Cette dĂ©marche s’appuie dans le domaine Ă©conomique sur plusieurs cas de figure. Il peut s’agir d’une entreprise marocaine, adossĂ©e Ă  une entreprise française, comme Maroc Telecom avec Vivendi, qui dĂ©cide de pĂ©nĂ©trer un marchĂ© d’Afrique subsaharienne. Ou alors d’un groupe, comme Attijariwafa bank ou BMCE Bank, qui part seul Ă  la conquĂȘte de nouveaux marchĂ©s dans la rĂ©gion. La premiĂšre a saisi l’opportunitĂ© de rachat de filiales du CrĂ©dit Agricole français qui dĂ©sirait se repositionner. La seconde a acquis des banques locales de rĂ©fĂ©rence pour Ă©toffer son rĂ©seau. L’on peut Ă©galement envisager des partenariats tripartites visant la pĂ©nĂ©tration d’un marchĂ© africain, en s’appuyant sur un savoir-faire français et en faisant appel Ă  des talents marocains. Plusieurs opportunitĂ©s sont Ă  saisir dans des secteurs comme le gĂ©nie civil ou le transport.

Ces entreprises ne s’exposent-elles pas Ă  des risques qui pourraient avoir des consĂ©quences nĂ©fastes Ă  l'avenir ?

Il est vrai que ce sont des marchĂ©s complexes oĂč la connaissance des hommes est dĂ©terminante. Mais les entreprises marocaines savent ce qu’elles font et les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© encourageants. De plus, elles ont raison de s’intĂ©resser Ă  ces marchĂ©s en pleine expansion tout comme le font le BrĂ©sil, l’Inde, l’Egypte et bien sĂ»r la Chine.

Propos recueillis par Mouna Kably et  Eric Le Braz

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