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RĂ©compense La saga des prix littĂ©raires
actuel n°114, vendredi 28 octobre 2011
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L’obtention d’un prix littéraire permet-elle de rendre le livre plus visible ? Quel est l’apport d’une telle distinction pour l’éditeur et pour l’auteur ? Pourquoi voit-on émerger de nouveaux prix littéraires ? Lecture…


***

En 2002, Ahmed Bouzfour avait refusé le prix Maroc du livre qui lui avait été attribué par le ministère de la Culture. L’auteur avait envoyé un communiqué à la presse ou plutôt un « J’accuse », dans lequel, il critiquait la politique ministérielle. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Si l’octroi du prix Maroc du livre a déchaîné les passions, il y a quelque temps, un nouveau prix a provoqué des remous dans les milieux littéraires.

Depuis deux ans, le prix La Mamounia est venu accroître le prestige du célèbre hôtelier. Mais une distinction littéraire est une affaire de professionnels et c’est là que La Mamounia a fait preuve de légèreté. Tout d’abord dans la composition du jury de sa première édition. Avec Julien Clerc dans le rôle de juré !

Et Isabelle Adjani en tant que présidente du jury (heureusement, la comédienne s’est rétractée en raison de ses innombrables caprices de star, confie-t-on tout bas, à La Mamounia). La présidence du jury a finalement été accordée à Guillaume Durand, tant mieux !

L’occasion de lire

Cette année, il faut l’avouer, le jury de La Mamounia affichait un peu plus de sérieux et de crédibilité avec, à sa tête, la romancière Christine Orban et l’arrivée de nouveaux jurés tels l’auteure Mouna Hachim, le professeur et critique littéraire Vincent Engel, ou encore Tidiane N’diaye, chercheur et professeur.

On a toutefois déploré le départ de Abdesselam Cheddadi, écarté suite à sa dissidence l’année dernière, lorsqu’il a admis publiquement qu’il avait voté pour Fouad Laroui.

Un prix littéraire donne l’occasion de lire un livre, de découvrir un auteur. Le prix de La Mamounia a permis, cette année, de faire connaître autant au public qu’aux membres du jury, un grand écrivain, Mohamed Leftah.

Mais, pas de chance, les organisateurs ont découvert lors de la livraison par Sochepress que l’ouvrage n’était pas disponible au Maroc (lire notre enquête sur cette « censure qui ne dit pas son nom », actuel n°113 sur actuel.ma).

Ce prix a malheureusement bénéficié d’une campagne de presse sans mise en valeur du roman. Car aucun journaliste ou presque n’avait pu le lire, et pour cause ! Cette semaine, La Mamounia a enfin reçu l’ouvrage pour l’envoyer aux journalistes après l’avoir commandé directement à l’éditeur.

Pour Abdelkader Retnani, éditeur de la Croisée des chemins et dont l’un des livres concourait au prix, l’inaccessibilité des livres sur le marché local dessert ces distinctions. « Dans la cour des grands, nous sommes de petits éditeurs. Nous ne pouvons participer aux côtés d’éditeurs comme Gallimard. Nous n’avons pas les mêmes moyens », s’indigne-t-il. « Comment promouvoir un livre à 280 dirhams ! Cela représente quatre fois le prix d’un livre édité au Maroc. Lorsque Tahar Ben Jelloun a obtenu le Goncourt, le Seuil avait consenti un prix spécial pour le Maroc à 99 dirhams. Il faut que la direction de La Mamounia puisse prendre en compte les réalités du pays. L’option du choix littéraire doit être ancrée dans notre modèle, nous ne pouvons pas acheter des livres chers », renchérit l’éditeur !

Un nouveau

Un autre prix littéraire, un nouveau, initié par Abdesselam Cheddadi, et grâce au concours de la fondation CDG, est venu s’ajouter au paysage littéraire marocain. Présidé par Tahar Ben Jelloun, le 15 octobre dernier, le premier prix du Magazine littéraire du Maroc, d’une dotation de 50 000 dirhams, a été octroyé à El Mostafa Bouignane pour son livre Des houris et des hommes, édité chez Marsam.

Ce prix permet de tempérer les craintes de Retnani car il faut souligner que le livre était en compétition avec La Mecque-Phuket de Saphia Azzeddine, édité chez Léo Scheer. Une étape symbolique a été franchie même si l’auteur ne semble pas vraiment satisfait de son éditeur (voir entretien ci-dessous).

Souci d’équilibre

Tandis que de nouveaux prix cherchent un positionnement honorable, d’autres réaffirment leur ancrage. Le prix Grand Atlas atteint sa 18e édition et personne ne semble contester sa notoriété. Ce prix littéraire de l’ambassade de France au Maroc est attribué chaque année à des écrivains, artistes et intellectuels marocains et englobe aussi bien le roman, le livre d’art, l’essai que le livre pour la jeunesse.

C’est le sérieux de ce prix qui a fait sa réputation. Son jury a toujours su associer les professionnels du livre. Pour l’ambassadeur de France au Maroc, Bruno Joubert, « le prix Grand Atlas a toujours été un soutien à l’édition marocaine ». Dans un souci d’équilibre, « nous avons sollicité des étudiants en master de médiation culturelle de la faculté des sciences de l’éducation de l’université Mohammed V de Rabat, qui ont fait part de leur avis au jury », précise l’ambassadeur.

Un futur nouveau

S’appuyant sur cette dynamique, un nouveau prix littéraire sera annoncé dans quelques jours. Il s’agit du prix Gutenberg. Ce prix, mis en place conjointement par l’Union des écrivains marocains et la section marocaine des Compagnons de Gutenberg, fera concourir exclusivement les éditeurs marocains.

Il sera octroyé à l’occasion du Salon international de l’édition et du livre de Casablanca tout comme le prix Maroc du Livre, du ministère de la Culture, qui se tient à l’occasion de cette manifestation. Un prix dont on connaît peu de choses tant il reste hermétique même s’il a consacré l’année dernière cinq prix dans autant de catégories.

Le livre interroge, émeut, apporte des réponses parfois, mais un prix littéraire au Maroc ne draine pas forcément plus de lectorat selon les dires des libraires et des éditeurs. Pour l’instant, ces prix qui sont plus un succès d’estime donnent l’occasion de parler de littérature.

Amira-GĂ©hanne Khalfallah

Entretien avec... Bichr Bennani, Ă©diteur Tarik Editions

« S’il n’y a pas suffisamment de lecteurs, c’est parce que nous avons failli ! »

actuel : Pensez-vous qu’un prix littéraire doive faire concourir uniquement des éditeurs marocains ?

Bichr Bennani : A l’étranger, on ne se pose pas ce genre de questions. On fait concourir toutes les publications sans distinction ethnique ou géographique. La lecture est universelle, c’est ce qui lui permet de se hisser à un niveau supérieur. Parler du prix que coûte un livre est tout simplement du misérabilisme.

On ne va tout de même pas primer un livre sous prétexte qu’il est à 50 dirhams ! Un livre, c’est d’abord une question de contenu. Voyez le nombre de voitures de luxe dans les rues, les villas à 5 millions de dirhams qui se vendent… Tout se vend au Maroc. Ce ne sont pas les pauvres qui viennent acheter des livres mais des gens aisés qui ont les moyens d’acheter des livres.

Selon le  constat des libraires et des Ă©diteurs, les livres primĂ©s au Maroc ne se vendent pas mieux.

Cela veut dire que nous avons failli ! Nous, éditeurs mais aussi les auteurs. Je suis convaincu que récompenser des livres de qualité amènera des lecteurs. Ce sont des prétextes fallacieux, le lecteur marocain n’est pas stupide, bien au contraire. Il est d’ailleurs très exigeant et il a raison. Il veut avoir de la bonne lecture et ne se satisfait pas de lectures médiocres. Nous n’avons pas atteint un bon niveau. Il faut le dire !

Quel sens peut-on donner encore aujourd’hui à un prix littéraire ?

Un prix pousse les éditeurs à faire un peu plus d’effort. Cela permet de tirer le métier vers le haut. Je parle en matière de qualité d’édition et d’écriture. Nous avons beaucoup plus d’efforts à fournir pour que le livre trouve son lecteur. Je rejette 90% des manuscrits que je reçois. Je pense sincèrement que nous ne devons pas nous satisfaire de la médiocrité.

Propos recueillis par Amira-GĂ©hanne Khalfallah


Entretien avec... El Mostafa Bouignane, lauréat du prix du Magazine littéraire du Maroc

« Les éditeurs ne sont pas très transparents »

actuel : Votre livre, Des houris et des hommes, a remporté le prix du Magazine littéraire du Maroc en concourant aux côtés d’éditeurs français. C’est aussi un succès pour l’éditeur marocain Marsam ?

El Mostafa Bouignane : Je suis heureux qu’un éditeur marocain ait pu être primé à travers ce livre. Cela dit, j’émets quelques réserves concernant cette édition. J’avoue que je ne suis pas très content du travail de mon éditeur. D’ailleurs, je lui ai envoyé une lettre dans ce sens. Certaines pages ne sont pas réussies, trop chargées, parfois la police n’est pas lisible… Nous allons envisager une nouvelle édition, j’espère arriver à un accord.

Savez-vous à combien d’exemplaires votre livre a été tiré ?

A 2 000, je pense, mais les éditeurs ne sont pas très transparents…

Pensez-vous qu’un prix littéraire apporte plus de visibilité à une œuvre, à un auteur ?

Je suis très fier que mon nom ait côtoyé celui de Abdelfettah Kilito, Kébir M. Ammi, Mohamed Nedali, Abdellatif Laâbi… On était onze auteurs en lice. Je suis doublement fier, d’abord d’avoir obtenu le prix et ensuite d’avoir côtoyé ces grands auteurs. Pour moi, il est clair que l’obtention d’un prix rend le livre plus visible.

Aussi, il permet aux lecteurs de se situer dans l’ensemble de la production littéraire. On aime bien savoir quels sont les titres qui ont été primés, disons que ça raccourcit le chemin pour le lecteur.

Propos recueillis par A.-G.K.

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