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Portrait Abdelbari Zemzmi
actuel n°112, vendredi 14 octobre 2011
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« Le 20-FĂ©vrier ? Des homosexuels, des dĂ©jeuneurs du ramadan et des marxistes lĂ©ninistes athĂ©es »

 

Abdelbari Zemzmi, député, éminence grise du Parti de la renaissance et de la vertu, et nouvel allié de la « Coalition pour la démocratie ».


***

L’homme reçoit toujours chez lui, dans un vieil immeuble du quartier des Habous. Le rituel est immuable. Dans un grand salon marocain largement éclairé, Zemzmi vous consacre généralement une demi-heure, pas plus : un temps de parole pris sur les rendez-vous politiques et les plages horaires consacrées à la mosquée.

Zemzmi n’est pas homme à se laisser impressionner. Des lunettes de vue teintées vous empêchent de déchiffrer l’expression du visage mais une poignée de main énergique indique qu’il attend vos questions de pied ferme. L’imam du Parti de la renaissance et de la vertu ne se dérobe pas, même si le personnage sait doser ses déclarations. Morceaux choisis.

***

Votre formation, le Parti de la renaissance et de la vertu, s’est alliée récemment avec sept autres partis, sous la direction du RNI. Vous avez pris votre temps pour sceller cette alliance ?

Abdelbari Zemzmi. Je vous avoue qu’à la veille de l’annonce faite par Salaheddine Mezouar, le secrétaire général du PRV ne savait pas trop ce qui l’attendait le lendemain. Tout cela a été fait dans une précipitation étonnante. Au sein du parti, nous nous posons d’ailleurs les mêmes questions que se posent les profanes sur cette union !

 

C’est d’autant plus étonnant que cette alliance ressemble à une union contre nature étant donné les différences entre les référentiels de ces partis. A-t-on pensé à la difficulté de conduire une équipe gouvernementale aussi hétéroclite en cas de victoire aux élections ?

Avez-vous déjà vu une union politique réussie chez nous ? C’est une règle, toutes les coalitions ont débouché sur un échec patent et, jusqu’à présent, la conjoncture et les calculs étroits expliquent les différentes tentatives qui ont rapidement avortées. Pour une raison très simple, c’est qu’ils n’ont jamais privilégié l’intérêt supérieur de la nation sur les calculs politiciens.

La naissance de cette coalition est peut-être une bonne chose. Il faudrait seulement que toute la classe politique confondue tire les leçons des erreurs du passé, ce qui ne veut pas dire que l’on fasse table rase du passé. Mais sauront-ils mettre de côté tout ce qui pourrait les diviser ?

 

L’acte de naissance de la « coalition pour la démocratie », qui inclut le PRV, a été signé par une déclaration de bonne intention stipulant que ces « partis se réunissent autour d’un projet démocratique, moderniste, ouvert sur le monde ». N’est-ce pas aller vite en besogne quand on connaît les différences idéologiques entre toutes ces formations ?

Tout à fait. Il y a déjà des chantiers sur lesquels les divergences sont présentes. Il y a plein de choses sur lesquelles il aurait d’abord fallu lancer des discussions, au niveau local ou au niveau national, pour apprendre à se connaître avant de sceller l’union.

 

Croyez-vous à la viabilité de cette union ?

Je ne veux pas jouer les prophètes de malheur mais si faire l’effort de se mettre ensemble est louable, comment faire pour continuer à rester ensemble ? Je n’ai pas compris ce qui s’était passé pour qu’on en arrive à la création de cette coalition, mais cette fusion pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Si d’aventure les choses venaient à se gâter, comment feront les partis pour récupérer leur légalité ? Quel est le sort de leurs élus respectifs, qu’ils soient communaux ou nationaux ?

Sont-ils automatiquement considérés comme élus de la nouvelle entité mise en place ? Espérons que les jours à venir nous apprennent davantage sur ce que veulent vraiment les artisans de cette coalition.

 

Comment un parti islamiste peut-il cohabiter avec des formations dont certaines militent pour une forme de laïcité ? N’y a-t-il pas là une contradiction majeure ?

Je ne vous le fais pas dire, je ne vois d’ailleurs pas comment on pourrait présenter un programme commun. Nous sommes un parti islamique, nous militons pour un projet de société clair, où l’islam tient une place prépondérante, alors que d’autres partis de cette coalition ne sont pas dans cette logique.

 

Vous voulez dire qu’en cas de victoire aux législatives, et si vous pilotez le gouvernement, vous comptez appliquer la charia ?

Parfaitement, le  dĂ©veloppement socioĂ©conomique et culturel de notre pays est tributaire d’un projet de sociĂ©tĂ© Ă  composante musulmane et nous sommes un parti Ă  sensibilitĂ© musulmane.

Les Marocains sont pour la plupart des citoyens qui sont fiers de leur héritage civilisationnel mais qui n’hésitent pas à s’investir de plain-pied dans la modernité. L’islam comme le Coran n’ont rien laissé au hasard.

Mais bien entendu, nous avons les pieds sur terre, nous savons que nous sommes une petite formation et que nous n’aurons jamais la majorité pour faire passer un programme qui serait parfaitement conforme aux préceptes de l’islam.

 

Pensez-vous que le PJD représente une force politique réelle et qu’il est capable de sortir vainqueur des législatives ?

C’est le PJD lui-même qui fait circuler ces thèses, le parti n’a jamais été aussi faible, il est victime de ses propres contradictions qui lui font perdre beaucoup de sympathisants, voire de militants. Le parti est soumis à une véritable hémorragie. Pas plus tard qu’hier, on m’a fait part de défections en masse au sein de l’UNTM, le syndicat de Mohamed Yatim qui est le bras armé du PJD. Des militants qui ont d’ailleurs pour la plupart rejoint notre parti.

La modernité gagne du terrain. Il y a apparemment de moins en moins de gens attachés à un mode de vie islamique au Maroc, partagez-vous cette analyse ?

(rires) Il y en a beaucoup qui prennent leurs rêves pour des réalités. L’islam n’a jamais été aussi présent au Maroc et dans les autres pays arabes. Les mosquées n’ont jamais été aussi fréquentées et, ces dernières années, le processus s’accélère. Il y a l’éveil d’une conscience politique musulmane réelle surtout au sein de la jeunesse.

D’ailleurs le signe de cet éveil, c’est qu’à l’inverse du discours « libéral » orienté, il y a une conscientisation politique que l’on remarque à travers ces milliers de personnes qui recherchent un mode de vie compatible avec le référentiel religieux : des jeunes femmes qui adoptent le voile ou des jeunes gens qui fréquentent assidûment les lieux de prière.

 

N’empêche, vous ne pouvez nier qu’il y a une société civile bouillonnante, une frange de la société qui ne veut plus du modèle traditionnel et qui aspire tout simplement à plus de liberté…

Ils sont plus présents tout simplement parce qu’ils ont plus de moyens. Ils sont soutenus financièrement, médiatiquement et politiquement, mais la grande masse, la population silencieuse, est solidement attachée aux fondements islamiques du pays.

 

Que faites-vous de ces ONG qui militent pour l’égalité des femmes, de ces nombreux mouvements qui appellent à la légalisation de l’homosexualité, et de ceux qui considèrent ces acquis comme des avancées dans la modernité ?

Il y a une perversion des mots, on nous présente l’homosexualité comme un signe de modernité. Où placez-vous alors Sodome et Gomorrhe ? On n’a pas attendu 2011 pour découvrir que des hommes avaient tendance à préférer les hommes aux femmes. Il y a tromperie sur la marchandise : la modernité, c’est ce qui libère les hommes, pas ce qui les asservit.

Quand le Coran a été révélé, des hommes dominaient d’autres hommes, des femmes vivaient à l’état animal, certaines étaient parquées comme des troupeaux à l’usage d’un seul individu, des pratiques préhistoriques régissaient les rapports entre les individus. L’islam a relevé l’homme à l’état de citoyen, il a aboli l’esclavage et régenté les rapports entre les hommes sur la base de la justice.

 

Pourtant, à titre d’exemple, au nom de la justice, des femmes demandent l’égalité d’héritage avec les hommes, aujourd’hui. Que leur répondez-vous ?

Elles n’ont qu’à choisir : soit elles se considèrent comme totalement musulmanes et dans ce cas, elles savent que la Constitution de l’islam étant le Coran, il n’y a pas de vie ni de législation en dehors des préceptes de ce livre saint ; soit elles considèrent qu’elles n’ont plus rien à voir avec cette religion et personne ne les empêche de gérer les relations avec les mâles de leur famille comme bon leur semble.

 

Que pensez-vous des manifestations du 20-FĂ©vrier ?

Les droits de l’homme, l’accès à la citoyenneté, à l’emploi, à l’habitat, tout cela est bien beau, mais les politiques et les idéologies qui sont derrière cette inflation de manifestations entretiennent aujourd’hui le mythe d’un peuple avide de changement.

Or qui est derrière le 20-Février ? Les homosexuels de Kif Kif, les déjeuneurs du ramadan ou encore des marxistes léninistes athées sur le retour qui ne voient dans la politique qu’un rapport de domination.

Dans le cadre des lois qu’on respecte, on ne doit pas opposer une radicalité porteuse de tous les dangers sous prétexte de revendiquer des droits fondamentaux. En réalité, ce qui rassemble tout ce beau monde, c’est la haine du régime.

Les athées marxistes ont toujours rêvé d’en découdre avec la monarchie, il n’y a rien de nouveau dans tout cela. Aujourd’hui nous sommes dans un rapport de force extrêmement clair.

 

Il y a Ă©galement les islamistes du cheikh Yassine dans le M20, eux ne sont pourtant pas des laĂŻcs...

Non mais s’ils partagent avec les marxistes d’Annahj Addimocrati le désir de faire tomber le régime, les disciples de Yassine vont encore plus loin, ils rêvent de nous imposer leur chef à la tête de l’Etat. Yassine ne s’en est d’ailleurs jamais caché.

Au cours des dernières manifestations, certains ont même durci le ton, appelant sans vergogne à la chute du régime. De toute façon, il faut que ces « révolutionnaires » comprennent qu’on ne peut pas parler à la place des Marocains, et qu’à partir d’un certain moment, on les écoute et on respecte leur point de vue.

 

La démocratie, n’est-ce pas le droit pour chacun d’exprimer ce qu’il estime être sa propre vision du monde dans lequel il voudrait vivre ?

Les combats sociaux ne sont pas nés avec le 20-Février, mais ce que je demande vivement aux uns et aux autres, c’est de regarder un peu de l’autre côté : le roi a prononcé un discours mobilisateur, il a toujours été réceptif aux revendications, il a régulièrement et très rapidement donné des réponses concrètes, qu’elles soient politiques ou sociales, en témoignent la nouvelle Constitution et l’organisation d’élections anticipées.

Ces gens qui continuent à manifester chaque dimanche doivent faire preuve de conscience critique, car ils sont prisonniers d’un simplisme de la présentation des enjeux tels qu’ils sont véhiculés notamment dans les médias.

 

Que pensez-vous du printemps arabe : les islamistes sont vraiment les favoris dans cette course au pouvoir ou surestime-t-on leur force ?

C’est vrai qu’on a vraiment un travail à faire en ce qui concerne la compréhension de ce qui se passe dans les pays musulmans, mais ce qui remonte, c’est que partout il y a repositionnement des mouvances islamistes, de Annahda de Ghannouchi en Tunisie aux frères musulmans d’Egypte, en passant par un CNT libyen complètement acquis aux thèses islamistes.

Il y a dans cette dynamique quelque chose qui peut être conçu comme une perception religieuse du monde. Mais encore une fois, on ne peut dissocier cette perception de la réalité des dynamiques sociales, économiques et politiques qui secouent tous ces pays.

 

Vous émettez souvent des fatwas décalées, à tel point qu’on se demande si c’est bien vous qui en êtes l’auteur, comme dans le cas de la fatwa où vous déclarez qu’il n’est pas interdit à un homme d’avoir des relations sexuelles avec sa femme même quand celle-ci est décédée ?

Il faut remettre les choses dans leur contexte. Une journaliste, travaillant sur le thème des perversités sexuelles chez les hommes, m’a demandé si l’islam autorisait la nécrophilie, donnant comme exemple, un mari qui aurait tendance à éprouver du plaisir en s’accouplant avec son épouse même décédée. Je n’avais d’ailleurs jamais pensé qu’un homme puisse arriver à s’accoupler avec un cadavre !

 

Sauf que vous avez déclaré « halal » cet étrange accouplement, n’est-ce pas ?

J’ai répondu qu’il n’existait aucun texte religieux refusant ce soi-disant droit à l’époux. Ce n’est donc pas un avis personnel que j’ai émis là, c’est une constatation et une appréciation de l’exégète que je suis.

Si vous saviez ce que je reçois comme questions abracadabrantes, les unes plus que les autres ! Ce n’est pas à moi qu’il faut demander des comptes sur la perversité du genre humain.

Propos recueillis par Abdellatif El Azizi

Le grand bazar

On s’en doutait, l’entretien avec Zemzmi le confirme. A l’approche de la date du scrutin, la politique dans le Royaume relève du grand guignol. La « coalition pour la démocratie » lancée en grande pompe par Salaheddine Mezouar ressemble à un bazar où des leaders de partis rameutés la veille ne savaient pas trop ce qui les attendait le lendemain.

Dans le lot, des partis libéraux, une formation de la gauche radicale (le Parti socialiste) qui, il y a quelques mois, pilotait « un espace d’action et de réflexion pour la gauche », ainsi qu’un ersatz de parti islamiste.

Quid des programmes, des clivages idéologiques et du projet de société des uns et des autres ? Le gotha politique, assommé par la nouvelle, n’en revient pas d’autant plus qu’en face, l’USFP et le PPS hésitaient encore à se débarrasser du ghetto de la Koutla avant de se résoudre à la relancer.

Quant au PJD, à force de laisser entendre les compromis les plus improbables, il risque d’être durement chahuté par ses propres troupes. Résultat, le coût politique de ce cafouillage risque non seulement d’être trop élevé pour la classe politique en place, mais également pour la pérennité des réformes politiques et sociales en cours.

A.E.A.


L’imam iconoclaste

 

Le député et imam controversé collectionne les polémiques. Dernière en date, sa fatwa sur « les relations sexuelles tout à fait légales d’un homme avec le cadavre de sa femme ». Il est grande gueule, autocrate, démagogue... Mais il est aussi un habile politicien, un brillant stratège qui a résisté sous Hassan II et a réussi à rebondir.

***

Abdelbari Zemzmi a le génie des fatwas les plus folles. En juin dernier, alors que beaucoup de rédactions se préparent à traiter une actualité plutôt fade en ce début d’été, Zemzmi crée le buzz et affole les réseaux sociaux avec une nouvelle fatwa.

Cette fois-ci, en déclarant « halal » les relations sexuelles pratiquées par un homme sur le cadavre de sa femme, le célèbre prédicateur provoque d’abord l’ire des associations militant pour les droits de la femme.

« Comment se fait-il que l’un des fondateurs de l’Union internationale des oulémas musulmans autorise la nécrophilie, alors qu’il n’existe aucun texte accordant ce soi-disant droit de l’époux ? », s’indignait le réseau national des centres d’écoute des femmes victimes de violence (Anaruz).

Anaruz, qui réunit une cinquantaine d’associations et de réseaux associatifs de toutes les régions, décide alors de se mobiliser contre une fatwa considérée comme « une grave atteinte aux droits humains, une violence d’un genre pervers contre la femme, qui va à l’encontre de toutes les lois et conventions que l’humanité a cumulées tout au long de son histoire.

L’Etat doit assumer sa responsabilité, par le biais de sa politique publique, et sanctionner toute tentative d’atteinte à la dignité des citoyennes et citoyens, tout au long de leur vie et à leur mort aussi ». Les associations attendent des pouvoirs publics une réaction qui ne viendra jamais.

Interdit de prĂŞche en 2001

Le cheikh controversé ferait-il aussi partie des « intouchables » ? Pas vraiment mais l’habileté du personnage à surfer sur la vague comme ses sorties calculées font sa force. Le septuagénaire reste un habitué du pouvoir.

Une personnalité sulfureuse qui ne se limite pas à l’image de l’imam intégriste prenant un vif plaisir à transgresser les codes de la bien-pensance, à faire sonner ses quatre vérités iconoclastes, à observer l’effet boomerang de ses incartades.

Avec le Makhzen, l’imam dissident joue l’ambivalence. Un Makhzen à son service, ce serait l’idéal. Mais, le plus souvent, c’est la guerre. Il a naguère provoqué l’ire de Driss Basri.

Cet ancien imam, responsable du prêche du vendredi pendant de longues années, à la célèbre mosquée Ould al-Hamra, dans la médina de Casablanca, avait eu maille à partir avec le ministre de l’Intérieur de Hassan II, au cours des années 90, quand ses prêches enflammés faisaient déplacer des milliers de personnes.

Le tribun Ă  l’ancienne sait trouver les mots capables d’électriser une armĂ©e de fidèles : les juifs, les nssaras, les gays, les femmes aux mĹ“urs lĂ©gères...  TolĂ©rĂ© par le Makhzen puisque, après tout, l’homme n’est que le miroir de la vox populi, Abdelbari Zemzmi va prononcer le prĂŞche de trop qui conduira Ă  l’interdiction de monter sur le minbar.

En septembre 2001, dans le quotidien islamiste Attajdid, proche du PJD, il s’attaque aux militants de la gauche, les accusant d’être des mécréants qui méritent la mort. Pour ce prédicateur, l’icône de la gauche Mehdi Ben Barka, ne peut non seulement pas prétendre au titre de martyr, mais devrait être mis au ban de la nation.

Ses positions tranchées ont fini par le brouiller avec ses propres amis du PJD. Lâché par ce parti, traqué sans relâche par l’AMDH proche de l’extrême gauche, et par l’OMDH, l’antenne de l’USFP, il est définitivement interdit de prêche en décembre 2001.

Un acharnement intact

L’une de ses activités de prédilection est le jeu de massacre. Personne n’y échappe, surtout pas ses anciens camarades du PJD. Dès qu’il n’a plus été en odeur de sainteté, il a mis un soin particulier à descendre le parti, n’hésitant pas à déclarer que « le PJD était un parti qui s’était dévoyé ».

En 2009, Zemzmi, profite d’un voyage de la délégation du PJD en Iran pour mettre en garde contre la poussée du chiisme au Maroc. L’exégète règle au passage ses comptes avec ses anciens camarades expliquant que « les relations entre Rabat et Téhéran n’étant pas au beau fixe, et même si le PJD n’a pas particulièrement apprécié la destitution du maire PJD de Meknès, il aurait dû s’abstenir de faire ce voyage. Sachant que le courant chiite menace la stabilité de la société marocaine et met en danger la cohésion du rite malékite, fondement de la nation ».

Pour les journalistes, Zemzmi est le client idéal : sa faconde, ses formules assassines, ses fulgurances, ses confidences qui n’en sont pas et surtout ses fatwas outrageantes sont une aubaine. Au Parlement, l’homme ne bénéficie pas de la même ferveur populaire.

La méthode de Zemzmi, qui préfère toujours botter en touche, n’a donc pas encore donné de résultats politiques probants. Mais l’acharnement du personnage reste intact. Et aujourd’hui, sa ténacité est récompensée : il se retrouve au cœur des coalitions politiques en intégrant le « G8 » de Mezouar et du PAM...

Abdellatif El Azizi

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