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TGV : L’impossible dĂ©bat
actuel n°138, vendredi 20 avril 2012
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Surprise ! La rencontre entre partisans et dĂ©tracteurs du train Ă  grande vitesse n’a pas eu lieu. Voici ce que le dĂ©bat aurait pu donner...


 

Jeudi 19 avril, 16h, ils devaient dĂ©battre face Ă  face. Au ministĂšre des Transports,  les reprĂ©sentants du collectif Stop TGV et ceux de l’ONCF, ainsi que le ministre de l’Equipement et du Transport avaient prĂ©vu de confronter leurs arguments pour la premiĂšre fois. HĂ©las, aprĂšs la distribution sur place d’un article paru sur le site Mediapart et intitulĂ©, « T comme torpille, G comme gabĂ©gie et V comme vol », Aziz Rebbah a pris la mouche se considĂ©rant comme insultĂ© et a refusĂ© le dĂ©bat. Selon Omar Balafrej, le collectif Stop TGV n’a jamais participĂ© Ă  cette distribution, ni rĂ©digĂ© de propos diffamatoires. Nous avions rencontrĂ© avant cette confrontation deux des principaux protagonistes de ce dĂ©bat. D’un cĂŽtĂ©, Rabie Khlie, le directeur gĂ©nĂ©ral de l’ONCF, a dĂ©fendu en confĂ©rence de presse, puis en apartĂ©, sa vision du dĂ©veloppement du pays par les infrastructures. De l’autre, Omar Balafrej, prĂ©sident de l’Association ClartĂ© Ambition, membre du collectif Stop TGV, estime qu’il y a des prioritĂ©s plus urgentes. Les arguments des deux camps valent la peine d’ĂȘtre Ă©coutĂ©s. A dĂ©faut d’un dĂ©bat direct qui semble impossible...

 

1) Est-ce vraiment une prioritĂ© quand on n’en a pas les moyens ?

 

Le Maroc ne finance qu’un quart du projet

« C’est une question lĂ©gitime », admet Rabie Khlie, qui avoue mĂȘme que le TGV n’est certes pas une prioritĂ© par rapport aux besoins en Ă©ducation ou en santĂ©. « Mais il faut faire la part des choses. » Et Khlie de souligner que le Maroc ne finance qu’un quart du projet (contre la moitiĂ© pour la France, et le reste provenant des monarchies du Golfe). Au total, cela reprĂ©sentera pour l’Etat marocain 4,8 milliards de dirhams Ă  dĂ©bourser en six ans. Soit 800 millions de dirhams par an, l’équivalent de 1,4% du budget de l’Etat. « Si ces 800 millions rĂ©glaient le problĂšme de l’enseignement, on les donnerait ! » Et le directeur gĂ©nĂ©ral de l’ONCF d’ajouter que le budget de l’enseignement est passĂ© de 33 Ă  52 milliards de dirhams entre 2008 et 2011. Quant Ă  utiliser l’argent du TGV pour financer des dispensaires ou des Ă©coles, c’est un leurre pour Khlie : « S’il n’y a pas de projet, il n’y a pas de financement. »

Non, c’est 100% qui est à la charge du Maroc

Omar Balafrej du collectif Stop TGV accuse l’ONCF de malhonnĂȘtetĂ© intellectuelle : « L’Etat marocain ne finance pas que 24% du projet. Le reste, ce n’est pas du don, ce sont des prĂȘts ! Ce n’est pas 24% mais 100% Ă  la charge du Maroc. L’endettement sera Ă  la charge de l’ONCF. Et s’il ne peut pas payer, l’Etat marocain se substituera. »  Balafrej reconnaĂźt qu’il s’agit de taux bas et bonifiĂ©s mais, fondamentalement, un prĂȘt handicape la capacitĂ© d’endettement du Maroc. « Si on est dĂ©jĂ  endettĂ© dans des projets qui ne sont pas prioritaires comme le TGV, on ne nous prĂȘtera plus pour construire des Ă©coles ou des hĂŽpitaux ! On est placĂ© avant-dernier de la rĂ©gion en termes de dĂ©veloppement humain. Principalement Ă  cause de l’éducation. UN TGV, c’est 25 000 Ă©coles dans le monde rural ! » Enfin, Balafrej estime que « si la France prĂȘte de l’argent pour aider les entreprises françaises... elle peut le faire pour d’autres projets que le TGV ».

 

2) Est-ce un projet trop gros pour le Maroc ?

 

C’est comme  vendre une Rolls Ă  un pauvre

La taille disproportionnĂ©e d’un tel investissement pour un pays pauvre comme le Maroc est le cheval de bataille de Omar Balafrej : « Bien sĂ»r, j’aurais aimĂ© avoir une Tour Eiffel Ă  Rabat ou Ă  Casa, ça amĂšnerait des touristes. Mais il y a d’autres prioritĂ©s que construire une Tour Eiffel. » Et le prĂ©sident de la fondation Bouabib d’expliquer que construire un TGV, c’est comme « vendre une Rolls Ă  un pauvre ». MĂȘme si on lui prĂȘte l’argent, il ne pourra jamais rembourser. Et de conclure : « La diffĂ©rence entre Khlie et moi, c’est que c’est un haut fonctionnaire et pas un politique. Dans trente ans quand le TGV sera une catastrophe, il sera Ă  la retraite et personne ne viendra lui dire : "On n’a pas d’argent pour les hĂŽpitaux." »

 

Il faut faire des sauts qualitatifs !

Dans le camp opposĂ©, on considĂšre que le TGV est l’épine dorsale du dĂ©veloppement marocain : « Tout dĂ©veloppement ne peut se faire que par les infrastructures. » La logique de l’ONCF s’oppose Ă  ce que Rabie Khlie appelle, en bon ingĂ©nieur, une logique sĂ©quentielle. Il compare le projet TGV Ă  Tanger Med : « Avant Tanger Med, le Maroc Ă©tait, en termes de connectivitĂ© maritime, Ă  la 60e place. Et nous sommes passĂ©s  Ă  la 17e place. Le TGV procĂšde de la mĂȘme logique. Il faut des sauts qualitatifs et des ruptures. »

 

3) Est-ce qu’on sacrifie le Maroc enclavĂ© au profit du Maroc utile ?

 

Pourquoi faire des trains pour 25 passagers ?

Au lieu de construire un TGV au Nord, pourquoi ne pas dĂ©senclaver par le train Errachadia ou Ouarzazate ? Pour Khlie, avant le TGV, le Sud doit d’abord avoir tous les services de bases Ces villes sont dĂ©jĂ  desservies par bus. Or, « le rail est un transport de masse. On ne peut pas faire circuler un train avec 25 ou 30 personnes ». Quand on lui retourne l’argument de l’infrastructure qui crĂ©e le dĂ©veloppement, le DG de l’ONCF ne se dĂ©monte pas : « Une ligne qui traverse l’Atlas va coĂ»ter autant que celle de Casa-Tanger. Il vaut mieux d’abord faire une autoroute. » Et face Ă  une ligne classique, l’autoroute sort toujours vainqueur. En Europe, des lignes ferment pour ces raisons : « Si on avait du pĂ©trole, pourquoi ne pas faire un train vers le sud ? Mais si demain on doit aller Ă  Errachidia en train, ce doit ĂȘtre un TGV car il sera concurrentiel face Ă  l’autoroute. Une ligne classique ne peut pas se positionner... »

 

On attend ces lignes depuis plus de 80 ans !

Demain, c’est pour quand ? Les schĂ©mas directeurs ne prĂ©voient toujours pas de desserte du Sud. Ce qui fait bondir Omar Balafrej : « MĂȘme si ça coute 20 milliards de dirhams pour traverser l’Atlas, il faut le faire. Lyautey l’avait imaginĂ©. Plus de 80 ans aprĂšs, on n’a toujours pas cette ligne ! » Si Omar Balafrej est d’accord avec Khlie quand ce dernier estime que le train n’est pas le seul moyen de dĂ©senclaver une rĂ©gion, il ajoute : « Mais il faut avoir le courage de le dire aux habitants d’Errachidia. »

 

4) Les trains seront-ils remplis ?

 

On atteindra six millions de passagers

L’ONCF prĂ©voit six millions de passagers dĂšs la premiĂšre annĂ©e d’ouverture de la ligne. Un objectif ambitieux quand on sait qu’il n’y a eu que trois millions de passagers en 2011 sur Casa-Tanger. L’argument est vite balayĂ© par Khlie : « On sera Ă  quatre millions au moins au moment du passage Ă  la grande vitesse. Quand on a multipliĂ© l’offre par deux sur Casa-Tanger en gagnant une heure en 2011, ça s’est traduit par une amĂ©lioration de 60% du nombre de passagers ! »

Il y a six millions de bourgeois au Maroc ?

Le problĂšme pour Stop TGV, c’est bien sĂ»r le prix du billet : « Soit les prix seront similaires aux prix actuels, ce sera alors un gouffre financier et les petits bonhommes d’Errachidia participeront aussi au financement, prophĂ©tise Omar Balafrej. Ou bien les prix vont augmenter de façon dramatique et on connaĂźt le pouvoir d’achat des Marocains... » Est-ce que ce sera un train pour les touristes ? Qu’on nous le dise alors ! s’exclame Balafrej. Un train pour la bourgeoisie ? « Allez me trouver six millions de passagers parmi la bourgeoisie. Paris-Lyon, ça marche car il y a des infrastructures des transports en commun quand on arrive en ville. Pas sĂ»r que les hommes d’affaires marocains prennent les petits taxis... »

Eric Le Braz

Un projet royal ?

 

Cela finit par ressembler Ă  une lĂ©gende, abondamment relayĂ©e aussi bien par les partisans du train Ă  grande vitesse que par ses dĂ©tracteurs. Le TGV serait un chantier royal lancĂ© Ă  la seule initiative de Mohammed VI pour consoler les Français Ă©vincĂ©s du marchĂ© des avions de chasse du Royaume. « Non, ce n’est pas un projet royal, affirme Omar Balafrej. Karim Ghellab me l’a dit dans son bureau. Je n’ai pas de raisons objectives de douter de la parole de celui qui est devenu le numĂ©ro trois du pays. » Un ingĂ©nieur qui a participĂ© aux toutes premiĂšres Ă©tudes nous a aussi confirmĂ© que le roi n’était pas Ă  l’origine du projet : « C’est en Ă©tudiant la construction d’une ligne vers Agadir que l’option TGV s’est imposĂ©e. » Nous sommes alors au dĂ©but des annĂ©es 2000. Finalement, le TGV commencera au Nord. Projet que le roi a validĂ©... sans forcĂ©ment le suggĂ©rer et l’imposer.

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